Pioneer BDP-LX91 – Le BD ultime
patoune | 18 janvier 2009Avec un mois de retard, le lecteur des superlatifs est arrivé dans mon salon ce samedi. Ce Pioneer BDP-LX91 dont j’avais parlé dans ce billet, est devenu sur les forums, la machine ultime tant par son traitement vidéo que par son travail audio
Si pour la partie audio je pouvais croire que le traitement interne pouvait donner de l’excellence, j’avais malgré tout des doutes qu’en transitant en HDMI l’audio et la vidéo, signal totalement numérique depuis la source, puisse faire une si grande différence comme certains le disent sur HomeCinema.fr.
En déballant le très lourd carton (14kg), on en sort le plus beau lecteur de Blu-Ray du marché. La finition laquée noire comme mon Susano est magnifique et la partie connectique est vraiment exemplaire. Une fois branché sur l’une des deux prises HDMI et les réglages effectués (deep color, Ycbcr 4:4:4, DRC à off, etc.), je me lance quelques mires pour voir si ma calibration qui devra être de toute manière être reconduite tient malgré tout la route pour ce premier week-end. Pour me faciliter la vie, je transite l’image par le Susano et si besoin est, je passerais par la deuxième sortie HDMI pour alimenter directement mon projecteur.
Une fois terminé, je me balance des extraits que je connais bien pour me faire une première impression. Avec la bande passante élevée (Deep Color) que délivre le lecteur par son traitement vidéo qu’il effectue aussi sur les sources (upscalling colorimétrique en attendant d’avoir de vraies sources 12bits), le projecteur peut traiter ce flux qui est fixé sur cette position tout en sachant que le Pioneer a misé sur un traitement en 32 bits dont aucun diffuseur du marché n’est encore équipé, mais dont mon Sony VPL-VW200 traite déjà en grande partie.
Premier film : I Robot en Blu-Ray.
Pour moi c’est la plus belle image numérique « argentique » jamais obtenue sur mon installation à ce jour avec comme source la PS3. Mais avec le Pioneer BDP-LX91 je touche au divin. Je n’a jamais vu une image aussi détaillée, des textures de peau aussi parfaites et un effet 3D sur toute la longueur. Le blanc que je croyais volontairement solarisé sur certaines scènes pour le film sont d’un dégradé de textures subtiles que je n’avais jamais vu. Les textures métalliques sont totalement parfaites et le ciel de certaines scènes fait apparaître des détails de nuages qui étaient vu auparavant comme une brume uniforme. La colorimétrie sur les visages donne un effet de réalité dont j’ai peine à croire d’avoir ce genre d’image dans mon salon. Le bruit de fond que je croyais à de la compression avec la PS3 est devenu le bruit naturel de la pellicule (ce film est à la base en 35mm). Vraiment magnifique!
Je me suis mis à deux mètres de mon écran de 2.50 de base et je n’en reviens toujours pas. Mon projecteur que je savais excellent est sublimé par ce lecteur. L’image est dynamique, le contraste et les noirs sont profonds sans parler de la palette de couleurs si naturelles et présentes que le Xenon les valorisent encore. C’est pas de l’image que je vois, c’est de l’émotion pure. En plus, l’iris du Sony qui était perceptible avec la PS3 n’est plus qu’un vieux souvenir car la dynamique de l’image est totalement différente et les effets de pompage ne sont absolument plus visibles.
Deuxième film: Shine a Light en Blu-Ray
Le concert des Stones, Shine a Light de Scorsese part en apothéose. Sur le morceau Sympathy for the Devil, Mick Jagger vient du fond de la salle dans l’obscurité totale sous des projecteurs rouges dont les dégradés de la pénombre passaient très mal sur la PS3 car la prise de vue en caméra HD est vraiment impossible. Et là ca passe et j’en reviens pas. Les halos rouges ne sont plus mauvais mais régulier et la pénombre est palpable malgré la difficulté des plans. Sur scène quand Jagger est blafard par les projecteurs blancs, je ne connaissais que la solarisation ou plus précisément un visage lisse et blanc. Ici les traits marqués de Jagger sont visibles et parfaitement détaillés. De plus la tenue des teintes dans les arrières plans est enfin vivante et présente. C’est comme si on avait effectué une restauration sur ce film tourné en numérique et pourtant excellent.
Troisième film: Star Wars 3 en DVD
En lecture DVD en poussant directement en 1080p depuis lecteur sur le projecteur et en faisant quelques réglages de filtres sur le Pioneer, Star Wars 3 est aussi bon voir meilleur que lors de mon traitement avec ffdshow sur mon pc. En gros, si les arrières plans n’étaient pas un peu flou on se croirait en HD. Je n’ai pas encore eu loisir de faire des comparaisons entre l’upscaling du scaler du projecteur et du lecteur. Mais à voir le résultat, le scaler interne du Pioneer va loin, bien plus loin que celui de mon projecteur. Je comprends mieux pourquoi certains font des comparaisons entre celui du lecteur et des scalers dédiés.
Par contre après la diffusion de divers Blu-Ray, on se rend vite compte que le DVD n’est plus à la hauteur et que cette fois-ci ce support est hors course car totalement largué par une haute définition sublimée par ce lecteur.
Je n’ai pas fait vraiment d’écoute audio mais en impression pure sur des films ou des live, j’ai ressenti mes Electra chanter comme jamais. En écoutant le dernier album de Antony And The Johnson, j’ai eu des frissons en mode audio pure… Putain c’est beau tout ce petit monde dans mon salon. Je venais d’écouter le live de Talk Talk en DVD juste avant sur la PS3 et en mettant le DVD dans le Pioneer, ce fut comme changer d’installation tout simplement.
Arrivé à ce stade de qualité, je ne vois plus l’intérêt d’aller plus loin dans ma quête de superlatif. La seule chose qui va améliorer la chose, c’est un câble HDMI certifié large bande car la bande passante utilisée par le lecteur est telle que je me trouve dans une situation comparable d’utilisation d’un câble catégorie 5 sur un réseau giga. Et à priori, il n’est pas nécessaire de mettre des prix de ouf pour avoir ce genre de câble selon le test que j’ai pu voir. Et comme j’habite une veille maison avec un réseau électrique assez mauvais (cela se remarque et s’entend selon les heures) et de mon emploi de CPL et de X10, j’ai intérêt à filtrer et à stabiliser et j’en aurais terminé pour mon installation.
En conclusion, ce lecteur donne le meilleur du Blu-Ray tant en vidéo qu’en audio et son prix très élevé (3600.-) n’est pas usurpé quand on a un projecteur de haute volée. Un peu à cul je suis après ces premiers tests.

Quand on parle de 
Nos amis de 







Commentaires récents