Xénon et UHP dans la projection
Alors que cette fin d’année s’annonce magnifique en terme de sorties très attendues de deux projecteurs, à savoir le JVC HD100 et le Sony WPL200 (dit Diamond), la grande question qui revient souvent c’est de savoir s’ils seront équipés de lampes au Xénon.
Il faut savoir que dans la projection privée, les projecteurs sont équipés de lampe au mercure UHP. Elles ont l’avantage de ne pas trop chauffer, d’avoir une durée de vie élevée et de ne pas trop consommer d’énergie. En deux mots, c’est la lampe passe partout et pas trop chère lors du changement de celle-ci.
De l’autre côté nous avons la lampe au Xénon qui est souvent utilisée dans les salles de cinéma et sur deux machines de Sony, le Qualia 004 et le Ruby (WPL-100). Ce genre de lampe qui emploie un gaz rare chauffe énormément, à une durée de vie moins longue, consomme énormément d’énergie et en plus coûte le double d’une UHP lors de son remplacement. Par contre cette lampe couvre un spectre lumineux complet à l’image du soleil et offre un blanc parfait même si la lampe baisse en intensité lors de son vieillissement.

Alors pourquoi désirer une machine équipée de lampe au Xénon?
Si on prend deux projecteurs de catégorie similaire avec les deux types de lampe, que chacune de ces machines sont parfaitement calibrées avec un blanc parfait (norme D65), les résultats seront pareils avec une sonde de type Colorfact. Mais il y une différence et les mesures ne peuvent le démontrer.
Beaucoup ne sont pas d’accord sur ce sujet car cela ne répond pas à des critères mesurables voir perceptibles. Mais je suis tombé sur le site de Cinémotion qui explique pourquoi le Ruby (mon projecteur) n’est pas si hors course par rapport à la machine du moment le JVC HD-1, et donne l’explication que je cherchais à cette “émotion” que la lampe xénon procure.
Tiré de Cinémotion:
“Mais la colorimétrie est une chose, la “lumière xénon” en est une autre. Au grand dam des experts de la maison HCFR, même si je suis incapable de mettre en équation cette sensation (et pourtant comme tous les scientifiques, j´aimerais beaucoup…), cela n´implique en rien qu´elle n´existe pas ! Je maintiens qu´aucun projecteur à lampe UHP, même parfaitement calibré ISF, n´a jamais pu reproduire la sensation très particulière du xénon. C´est une sensation que l´on perçoit dans les scènes de jour, sur les projecteurs argentiques, sur de gros tri-DLP éclairés au xénon, sur le Qualia 004 et sur le Ruby. Beaucoup ne verront rien, la plupart clameront même qu´il s´agit d´une imposture marketing, mais je continue à prétendre le contraire. J´ai systématiquement perçu cette “lumière”, même lors de tests en double aveugle ! Et cette fois-ci, ça n´a pas raté. Le JVC HD1 offre une colorimétrie similaire à celle du Ruby, il est (nettement) plus lumineux que le Sony, et pourtant dans les scènes diurnes, le Ruby a une lumière envoûtante que le DLA-HD1 est loin d´avoir. C´est une lumière que l´on ne voit qu´à la montagne en altitude, une lumière très prisée par les photographes… ”
Voilà selon moi aussi toute la différence entre ces deux types de lampe. Certes, je ne vais pas faire le jaloux et la promo pour mon projecteur qui à maintenant des manques technologiques par rapport au dernier né de JVC (DILA faisant mieux que l’iris en terme de contraste, plus lumineux, firmware upgradable et surtout le 24p mais dont mon scaler couvre ce manque). Mais j’espère que les deux nouvelles machines seront équipées de xénon et donneront la quintessence de la projection car tout les manques sur les deux projecteurs existants (réglage des convergence sur les matrices, luminosité, 24p, etc) seront comblés et on arrivera à sublimer la haute définition.
Réponse à la fin de l’année.