Wikipédia, quand les Etats nettoient
Il n’est pas un jour où la presse, la télévision et la toile ne parle de l’encyclopédie en ligne gratuite Wikipédia. Si cette base de connaissance était payante, il est certain qu’elle ne serait pas aussi incontournable.
Lors d’examens dans les universités, on emploie des applications qui permettent de vérifier si les élèves n’ont pas “pompés” dans des textes existants de l’encyclopédie et depuis quelques jours, c’est le logiciel Wikiscanner qui fait la une de la presse.
Cette application créée par Virgil Griffith, un étudiant qui se dit lui même pirate informatique, a mis en place un traçage des adresses IP permettant de savoir d’où proviennent les personnes qui font des modifications dans Wikipedia ainsi que les changements apportés à des sujets. Il en avait eu l’idée lorsqu’il avait appris que des membres du congrès américain avaient “nettoyés” certaines fiches les concernant.
Cela n’étonnera personne si la CIA est en tête de liste des “nettoyeurs” avec plus de 300 modifications dans l’Encyclopédie. Mais c’est plus amusant quand on apprend que le Vatican et l’Eglise de Scientologie font de même quand les sujets ne sont pas très flatteurs.
Virgil Griffith souligne que “Nettoyer” les fiches d’hommes politiques, en remplaçant les attributs négatifs par des qualificatifs flatteurs, ou inversement, semble assez habituel”
Ce que j’aime dans les outils comme Wikiscanner et ce genre d’information, c’est le côté “contre pouvoir” de la bulle internet qui prouve encore une fois que la liberté d’expression ne tient qu’à un fil grâce à internet. Mais pour combien de temps…
Amusez-vous avec Wikiscanner et Network Tools pour dénicher l’imposteur… C’est le nouveau jeu de l’été de la résistance.
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Rue89, 24Heures, Cyberpresse, TSR