Genesis - Du progressif à Berne
C’est sous une fine pluie que 40000 spectateurs avaient rendez-vous avec Genesis ce 17 juin au Stade Suisse de Berne. Assez fou qu’un groupe qui n’a aucun nouvel album à vendre depuis 15 ans puisse remplir des stades simplement par son nom. Avec Pink Floyd, les Stones, peu d’artistes peuvent avoir un tel engouement des années durant.
J’avais un peu peur qu’ils n’interprètent que les tubes des derniers albums et qu’ils ne revisitent pas leur fond de catalogue de l’époque Gabriel. Ce fut mieux que prévu! Toutes les périodes sont passées par la voix d’un Phil Collins stupéfiante de justesse et qui se permet les plus belles émotions sur les chants gabriellien. Les titres passent de Duke en instrumental à Turn It on Again et No Son of Mine en passant à Land of Confusion (bof), In the Cage, The Cinema Show, Domino en passant pour les plus proches Invisible Touch, I Can’t Dance jusqu’à un maginifique Carpet Crawlers.
Une scène très resserrée au niveaux des artistes mais où toute la place est laissée pour des effets presque oniriques sur certains titres. Touchant de voir en arrière plan Peter Gabriel et Steve Hackett… Le medley Follow You Follow Me, Firth of Fifth, I Know What I Like permet la plus belle et merveilleuse évocation des souvenirs de chacun. C’est le premier concert où je sentais le temps qui avait désespérement passé. Des émois, des sensations qui me reviennent en souvenir et la tristesse qui étreint d’une jeunesse maintenant bien lointaine. Qu’il est étrange de veillir avec les artistes qu’on a découvert, écouté et aimé adolescent.
Mis à part Tony Banks qui ne sourit jamais, le set de plus de 2h30 fut propre, très pro et très “progressif”. Seule la sortie des parkings (1h30 pour en sortir) était détestable car l’organisation de la ville de Berne est assez catastrophique pour évacuer les 40000 pèlerins du concert.








