Mika – Life in Cartoon Motion

février 26, 2007 par Patoune  
Classé sous: Musique

MikaMika – Life in Cartoon Motion (2007)

Fou de cet album je suis! En voulant écrire un post sur cette petite perle, j’avais de la peine à mettre des mots tant il y a d’influences reprises avec tant de brio, de génie et d’intelligence (les Scissor Sisters sont enterrés moi je dis… par un autre gay…) que je me suis allé lire les Inrocks qui ont la critique dévastatrice…. Et là Christophe Conte dit tout ce que je pense mais avec le verbe qui va bien:

Marcel Proust serait content. Car cette année, la recherche de la Nouvelle Star sera celle du temps perdu. Le jury du télé-crochet sadique peut remballer ses calicots, sa Tortue, ses tortures, le nom de la nouvelle star 2007 est déjà connu et il s’agit d’un prénom, voire d’un surnom : Mika.
Ne cherchez pas à comprendre, ce garçon n’est pas comme vous, pas comme nous. Il a dû naître dans un berceau à paillettes disco, ou dans une lampe d’Aladin, ou plus sûrement dans les rêves d’enfant du jeune adulte souriant et hypercharismatique qu’il est devenu.

Son premier album ne s’intitule pas Life in Cartoon Motion pour rien, tant son monde bubblegum est situé loin du nôtre. Chez Mika, les chansons taillent XXL, elles sont à rayures, colorées. Il vient d’ailleurs d’être choisi pour représenter la marque Paul Smith. Chez lui, même si ça peut légèrement effrayer au départ, on voit Freddie Mercury rouler des galoches à Rufus Wainwright, les Bee Gees 60’s piquer leurs costards blancs aux Bee Gees 70’s, Michael Jackson faire enfin un usage intelligent du catalogue des Beatles qu’il s’est offert sur un caprice. En dix irruptions d’une pop extravertie mais pas si futile, vaniteuse et généreuse à la fois, ponctuellement dansante mais continuellement euphorisante, Mika ringardise Robbie Williams, coupe la chique aux Scissor Sisters et prend la tête de cortège d’une jeune génération hédoniste qui promet de secouer le cul de l’Angleterre cette année. Just Jack, Mika, bientôt Jamie T., dans des styles très disparates, devraient ainsi faire chuter lourdement les ventes de Prozac et augmenter par effet de balancier celles des confettis.

La souplesse d’interprète de Mika, au diapason de sa curiosité, lui autorise tous les grands écarts. Freddie Mercury demeure un modèle, mais il préfère citer, dans un même élan, Harry Nilsson et Prince. Soit le plus vulnérable des pop-singers et la plus arrogante des superstars, éclairant raccourci de sa conduite personnelle, qui irradie d’un bout à l’autre Life in Cartoon Motion. Un disque déraisonnable, gonflé dans tous les sens du terme, rempli comme un oeuf de mélodies énormes, d’arrangements gargantuesques, de cuivres, de cordes, de chorales d’enfants, de pianos en cascades, de beats uppercuts, d’exercices de voltige vocale qui donnent le vertige, retournent parfois l’estomac mais comblent d’aise ceux pour qui la musique populaire ne doit pas nécessairement relever de l’ascèse et du recueillement cérébral.

Les Inrocks – Christophe Conte (20 février 2007)

Euh…. c’est exactement ce que je voulais dire….

Commentaires

2 réponses à “Mika – Life in Cartoon Motion”
  1. Nadar dit :

    Quoi ! Utiliser un article pour exprimer tes opinions. Je trouve cela regrettable. Quel grave manque d’inspiration. Je ne peux que ton conseiller mon brillantissime essai  » hypnose et créativité  » …

  2. Patoune dit :

    A première vue tu es aussi rapide à trouver mon adresse que de copier des commentaires sur ton propre blog…. ;) Mais tu n’y peux rien mon pauvre garçon, les russes t’ont déjà volé ton âme ;)

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